Les chocolatiers d’art & Cie

Adrien

Vieillet

Adrien a toujours aimé inventer des machines de toute sorte. Moteurs Lego, carton et scotch ont servi à créer sa toute première invention: un distributeur automatique de bonbons, construit dans une boîte à chaussure. Il avait douze ans. Plus tard, il la perfectionnera pour qu’elle fonctionne avec une carte de crédit.

Technicien supérieur en impression numérique 3D, il travaille dans les domaines de la robotique, quitte finalement le milieu et crée l’association Machins-Machines ,un laboratoire d’impression numérique à Die dans les locaux de LATELIER, un des tout premier espace partagé en milieu rural dans la Drôme. Aussi humble qu’ingénieux, Adrien Vieillet est un « forgeron des temps modernes ».

Paul

Keruel

Paul,  « l’ancien », est une grande figure du milieu du chocolat. Primé à de multiples occasions (5 fois Ruban Bleu de la Confédération Internationale Confiserie-Chocolaterie, Grand Prix de l’ANVAR, Prix Artinov de l’innovation, Lauréat du Prix de Cuisine gastronomique régionale, Paul ne tient pas en place. Après avoir travaillé avec de grands maîtres chez Fauchon, Roger Vergé ou Raymond Thuillier, il monte un nombre impressionnant de chocolateries et invente des recettes en cascade. Entre temps, il sculpte la pierre et 1,83m de statue en chocolat de Robert de Niro pour le Festival du film d’Avoriaz et travaille les algues dans son atelier, en Bretagne. La malice vissée au fond de l’oeil, Paul Keruel n’est jamais avare ni de projets, ni de volonté de transmettre.

« L’été, la devanture prend des allures de petit potager. Envahie de verdure, la terrasse est pourvue de vigne et de pots bien garnis. Plants de tomates, de truffoles ou de poivrons, leurs longs bras verts et feuillus s’échappent en se faufilant entre les barreaux d’une balustrade en bois. La gourmandise commence sur le trottoir. La boutique est chaleureuse. Le carrelage est d’époque, vintage sans le faire exprès. Le bois est clair et accueillant. Les mendiants et les pralinés côtoient les cartes postales en chocolat. Chaque produit appelle à la gourmandise et n’attend qu’une chose, qu’on lui ôte le papier cristal qui l’habille.

La diversité est reine. Et le choix difficile. Sur les étagères, des phares bretons en chocolat, des sculptures. Un buste, une femme assise, une tortue, une petite fille accroupie, reproduction d’une sculpture de l’artiste Jurga

Plantées au milieu d’un décor d’antan, discrètes et attirantes, les imprimantes 3D ont naturellement pris leur place dans la boutique. Attentif et minutieux, Adrien fait quelques derniers réglages avant de lancer la fabrication.

Au fond, c’est l’atelier de Paul. Cannelle, sésame, cerises au Kirsch ou raisins secs… Des pots en verre en ribambelle et remplis de couleurs se disputent la place sur les étagères. Des bassines et des spatules toutes chocolatées, des pinceaux, des moules… Voici à quoi ressemble ce que Paul nomme son joyeux bazar ».

Premières impressions d’une cliente